« Il faut réveiller les consciences sur le sort des chrétiens d’Orient ! »

Camille Vauthier appartient à l’association SOS Chrétiens d’Orient, qui participe au semi-marathon de Paris pour soutenir les chrétiens d’Orient.

Quel est le but de ce semi-marathon pour les chrétiens d’Orient ?
La cause des chrétiens d’Orient est souvent ignorée ou mal comprise. L’objectif de ce semi-marathon est double : sensibiliser les Français et lever des fonds pour financer des projets sur le terrain. Un événement sportif est un événement fédérateur qui réunit des milliers de personnes. Le semi-marathon de Paris est une course connue qui réunit près de 50 000 personnes. Y participer en masse, c’est rendre visible la cause des chrétiens d’Orient. En courant, les 3 000 coureurs vont témoigner de leur soutien aux chrétiens d’Orient. Non, on ne les oublie pas ! Tout le monde ne peut pas aider financièrement ou partir au Proche-Orient. Courir pour ces populations persécutées est donc un moyen de les aider et d’essayer de réveiller les consciences. Les 1 000 supporters placés tout au long du parcours encourageront les 3 000 coureurs et échangeront avec les autres spectateurs afin d’engager une prise de conscience collective concernant l’urgence de secourir ces populations persécutées.

Qui participe ?
Cette année, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) et Malte Liban ont rejoint SOS Chrétiens d’Orient pour cette seconde édition. Chaque association récolte des fonds pour un projet bien défini. Ainsi 283 000 € seront nécessaires pour financer en partie la reconstruction de la cathédrale de Homs, pour accompagner et protéger 110 enfants réfugiés irakiens chaldéens et pour participer à la reconstruction de l’école syriaque catholique de Bagdad. En plus des 3 000 coureurs et 1 000 supporters, des réseaux influents (MEDEF Paris, le réseau ETHIC, les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens…) et plusieurs chefs d’entreprises soutiennent cette initiative : Pierre-édouard Stérin, Charles Beigbeder, Xavier Caïtucoli, Geoffroy Roux de Bézieux, Jean-Bernard Falco, François Morinière…

Pourquoi avoir recommencé ?
Suite au succès de l’édition 2016 (1 300 coureurs, 600 supporters, de nombreux passages dans les médias, 150 000 € récoltés pour Alep), notre équipe de jeunes entrepreneurs a décidé de lancer une seconde édition. L’enthousiasme incroyable suscité par l’édition 2016 ne devait pas s’éteindre. Les besoins pour les chrétiens d’Orient restent immenses et on sent notamment chez la jeunesse française une volonté de s’engager et de faire quelque chose. Et le résultat est là : nous sommes plus de deux fois plus nombreux que l’année dernière !

Pourquoi vous semble-t-il important de répondre à l’appel de ces chrétiens d’Orient ?
Le christianisme est né en Orient. Si l’Orient se vide de ses chrétiens, l’Occident chrétien va mourir. Jeunes, Français, engagés, nous voulons aider nos frères d’Orient à vivre librement sur leurs terres et, par là même, protéger notre pays de cette menace de déchristianisation complète qui nous guette. Le 5 mars, soyons la voix des chrétiens d’Orient !