Allemagne : perpétuité pour le meurtre d’une chrétienne par un musulman

C’est l’épilogue d’une affaire abominable. La sentence est juste et il est probable que cet assassin purgera sa peine de prison jusqu’à sa mort. D’ici là, peut-être se repentira-t-il de son acte abominable : il n’est pas interdit de prier pour sa conversion. Cette sordide affaire a eu moins eu pour conséquence une prise de conscience en Allemagne en poussant les pouvoirs publics à quantifier les actes antichrétiens : pour la première fois, la police fédérale a publié des statistiques sur les actes de christianophobie commis en 2017. Elle en compte une centaine, ce qui pourrait être sous-estimé : en février 2014, le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avait signalé que, depuis 2010, soit sur une période de quatre ans et pour ce seul Land, 3 504 églises avaient été victimes de vols, de vandalismes et de profanations…

e 9 février 2018, un tribunal de la ville de Traunstein, en Bavière, a condamné un réfugié musulman afghan à une peine de réclusion à perpétuité pour le meurtre brutal d’une femme, elle aussi originaire d’Afghanistan, convertie de l’islam au christia­nisme.
Le parquet avait qualifié ce meurtre horrible « d’exécution publique ». Hamidullah M., âgé de 30 ans, avait agressé la victime devant un magasin Lidl à Prien am Chiemsee en avril dernier [le 29], lui portant seize coups de couteau de boucher devant deux de ses enfants âgés de 5 et 11 ans.
Le tribunal a reconnu « le très haut degré de culpabilité » de l’accusé, et fait sien l’argument du parquet que le motif de ce crime était de nature religieuse et que l’homme avait tué sa victime à cause de sa foi.
La victime, Farima S., qui s’était convertie au christianisme alors qu’elle vivait en Afghanistan, était très active dans la communauté de son église protestante. Sa sœur, Somi A., a déclaré : « Ma sœur est morte parce qu’elle était chrétienne », et en Afghanistan ceux qui se convertissent [au christianisme] peuvent subir la peine de mort.
L’avocat de l’accusé a demandé à la cour sa clémence, décrivant son client comme se trouvant « dans une situation tout à fait extraordinaire », et racontant à la cour que son client avait dû faire face « dès sa petite enfance à la violence, au sang et à la mort ».
Selon les pièces du dossier, l’homme qui vivait en Allemagne depuis 2013 aurait dû être expulsé l’année précédente de celle où il commit le crime, car sa demande d’asile avait été rejetée.
Avant le prononcé de la sentence, le fils aîné de la victime a déclaré qu’il espérait que l’homme « recevrait la punition qu’il mérite » et qu’on ne l’expulse pas en Afghanistan où il serait « fêté pour ce qu’il a commis ». Bien que légalement l’homme pourrait être libéré après quinze ans d’incarcération, les experts estiment la chose peu probable.

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Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, 13 février – CH pour la traduction.

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