Assassinat de David Gindo : une mise au point peu recevable des miliciens kurdes

Dans notre avant-dernière livraison (n° 25, p. 3), nous avons relaté l’assassinat du commandant assyrien David Gindo par des militants kurdes des Unités de protection du peuple (Yekîneyên Parastina Gel, YPG).
Dans un communiqué du 25 mai, le commandement général des YPG annonce l’arrestation de quatre suspects, mais nie leur appartenance aux YPG.
Dans un communiqué du 27 mai, Assyrian International News Agency (AINA) maintient ses accusations.

Les forces kurdes du nord-est de la Syrie, connues comme Unités de protection du peuple (YPG), ont mis en état d’arrestation quatre de leurs membres pour l’assassinat de David Gindo et la tentative d’assassinat d’Elias Naser.

Le 22 avril, le commandant David Gindo et Elias Naser ont été abattus, après avoir accepté d’accompagner cinq membres des YPG pour une réunion.
En fait, ils ont été conduits en voiture vers un lieu inconnu, où ils ont été abattus.
David Gindo est mort sur le coup. Elias Naser, grièvement blessé, a été laissé pour mort sur place, mais il a survécu. Il est dans l’incapacité de parler en raison d’une balle qu’il a reçue dans la gorge.

Dans une déclaration [du 25 mai] postée sur leur site Internet, les YPG ont déclaré avoir arrêté quatre suspects et poursuivre leur enquête.
La déclaration dit que les suspects « sont des particuliers qui ne représentent ni les YPG ni notre position comme Unités de protection du peuple ».

Mais le témoignage écrit d’Elias Naser dit que les cinq hommes qui lui ont tiré dessus, ainsi que sur M. Gindo, sont des membres des YPG.

Source : AINA (27 mai) – © CH pour la traduction.