Bethléem : des religieuses spoliées d’un bien immobilier

Une affaire vraiment écœurante. Ou comment un geste de charité chrétienne se transforme en cauchemar pour des religieuses à Bethléem… Un communiqué de Middle East Concern.

Les chrétiens de Palestine demandent nos prières pour les religieuses d’une église et d’un couvent copte orthodoxe de Bethléem. Le 11 juillet se tiendra une audience en rapport avec des agressions contre des religieuses parties prenantes d’un différend de propriété qui dure depuis longtemps.

L’église copte orthodoxe a acquis, en 1948, une propriété se composant de plusieurs bâtiments construits sur une grotte. En 1998 [l’église] accorda une pièce à une Palestinienne âgée et aveugle, mais son fils Rami, sa fille Raniye et une autre de ses filles profitèrent de l’occasion et s’approprièrent d’autres parties de la propriété, détruisant des murs et étendant “leur” espace de vie sans aucune autorisation. L’église porta plainte, mais un juge abandonna les poursuites, en 2015, pour « manque de preuves ». L’affaire est désormais portée en appel.

En 2005, la famille avait voulu obliger une sœur connue sous le nom de Maria d’abandonner la plainte qu’elle avait déposée et s’en prit physiquement à elle. Raniye la frappa avec un bâton jusqu’à ce qu’elle tombe à terre et tenta de la frapper à la tête avant d’être arrêtée par des voisins.

Le 30 avril 2017, Raniye perça une porte depuis “son” appartement jusqu’à une réserve du couvent puis fit construire un mur pour inclure cette réserve dans “son” logis. Ce fut découvert par Maria qui était accompagnée alors par un professeur d’université et un ouvrier. Le professeur dit à Maria de prendre des photos avec son téléphone portable, mais Raniye attaqua Maria et essaya de briser son téléphone. Raniye vola les outils de l’ouvrier puis rentra dans “sa” maison.

Les religieuses appelèrent la police. Un policier arriva et il demanda au professeur, à l’ouvrier, à Maria et à une religieuse appelée sœur Esther de venir faire une déposition au commissariat. Ils montèrent dans la voiture d’Esther mais Rami et ses amis barrèrent la route et, armés de barres de fer et d’un cric, se mirent à taper sur le véhicule et à menacer les passagers. Les agresseurs ignoraient qu’un policier était présent dans le véhicule : il déclina sa qualité et mit fin à l’attaque. Les religieuses et leurs accompagnateurs purent se rendre au commissariat et déposèrent une plainte.

Le 11 juillet se tiendra une audience concernant l’attaque contre les religieuses et les autres personnes qui se trouvaient dans la voiture. On espère que cette affaire aidera la cour d’appel à faire avancer celle du différend sur la propriété des lieux.

Middle East Concern, 3 juillet – © CH pour la traduction.