Bethléem : la justice palestinienne méprise le droit des chrétiens

Voici un très révélateur exemple de la manière dont fonctionne la justice de l’Autorité palestinienne sachant que les plaignants sont des chrétiens et les accusés des musulmans…

Aujourd’hui [14 novembre] l’audience relative à l’agression contre une religieuse du couvent Sainte-Marie de Bethléem, a été de nouveau ajournée en raison de l’absence à l’audience d’un poli-cier témoin clé de cette affaire. L’audience a été reportée au 22 janvier 2018. C’est le troisième ajournement depuis le 11 juillet : les membres de la famille occupant indûment la propriété de ce couvent, ne s’étant pas présentés à l’audience du 10 octobre dernier.

L’audience était en relation avec une agression physique commise le 30 avril 2017, lorsque ceux qui occupaient illégalement une propriété du couvent ont attaqué une des religieuses, sœur Marie et des témoins qui se trouvaient en voiture avec un policier pour aller déposer une plainte au commissariat de Police. La voiture où ils se trouvaient fut bloquée et vandalisée. Les assaillants ignoraient la présence du policier dans la voiture : il s’est fait connaître d’eux et cela a arrêté l’agression mais il ne s’est pas présenté devant le tribunal aujourd’hui [14 novembre].

Dans les années 1980, une chambre adjacente au couvent a été mise à la disposition d’une femme palestinienne âgée et aveugle, mais sa famille s’y est installée et y a occupé d’autres locaux. L’église a porté plainte mais un juge l’a jugé irrecevable « faute de preuves ». L’affaire a été portée devant une juridiction d’appel. La famille qui occupe illégalement des locaux de ce couvent dispose de relations très étroites avec l’Autorité palestinienne, et l’on estime que c’est ce qui fait obstacle au cours de la justice.

Middle East Concern, 14 novembre – © CH pour la trad.