Bethléem : vers un déni de justice pour des religieuses coptes ?

Bethléem est une ville qui relève de l’Autorité palestinienne. Des religieuses coptes y vivent dans le couvent Sainte-Marie. Elles ont été victimes d’une occupation sans droit d’une partie de leur couvent par une famille musulmane sans scrupule mais, semble-t-il, non dépourvue de relations avec des membres influents de l’Autorité palestinienne… Ce qui ne laisse pas nécessairement espérer qu’on rendra justice à ces religieuses…

La famille Mahatna occupe illégalement une partie des bâtiments conventuels, et des membres de cette famille ont endommagé la propriété et même agressé physiquement deux des religieuses qui y résident : les sœurs Maria et Esther. Les procédures judiciaires se réfèrent à deux incidents séparés survenus le 30 avril 2017. Ce jour-là, une femme membre de la famille, du nom de Rania, a pénétré par effraction dans la réserve du couvent, elle a physiquement agressé sœur Maria et a fait des dégâts. Alors que les religieuses roulaient vers le commissariat de police pour déposer une plainte, Rami, le frère de Rania, et un de ses amis ont bloqué la voiture des religieuses et ont tapé dessus avec une barre de fer, ignorant qu’un agent de police se trouvait à l’intérieur.
Lors de la première audience du 22 janvier, concernant l’agression commise par Rania, sœur Maria a présenté à la cour un rapport médical sur les blessures qu’elle avait reçu. Le président du tribunal a montré de la sympathie et une audience définitive a été fixée pour le 23 mars.


La deuxième audience du 22 janvier, concernait l’attaque de Rani contre la voiture alors que les religieuses, l’agent de police et deux autres personnes s’y trouvaient. On a remarqué l’attitude beaucoup moins sympathique du président du tribunal. Selon sœur Maria, le policier qui était dans la voiture n’a pas donné un témoignage sincère de ce qui s’est passé. On pense que la famille Mahatna a des liens étroits avec des membres influents de l’Autorité palestinienne, ce qui a eu pour conséquence cette obstruction à la justice. L’avocat qui représente les religieuses, a demandé que les dégâts subis par la voiture soient constatés par un expert et présentés en tant que preuve. La prochaine audience est fixée au 9 avril.

Middle East Concern, 25 janvier – CH pour la traduction.