Bienvenue parmi nous, Monsieur le Premier ministre !

Les 29 et 30 septembre dernier, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) organisait, comme chaque année, une session sur les “crimes de haine” (hate crimes dans la langue de Shakespeare), et notamment sur les crimes antichrétiens.

La cette session de cette année se déroulait à Varsovie et ne réunissait pas moins de 57 pays.

Pour la première fois, l’Observatoire de la christianophobie s’était fait représenter à cette session par nos amis de l’European Center for Law and Justice.

En notre nom, l’ECLJ a signalé les nombreux crimes antichrétiens que nous avions recensés tout au long de l’année passée (186 tout de même, alors que nous ne disposons de pratiquement aucun moyen d’investigation et qu’il y a donc des raisons sérieuses de penser que ces crimes sont au moins 3 ou 5 fois plus nombreux en réalité).
Mais, surtout, l’ECLJ a présenté nos propositions pour lutter concrètement contre cette montée de la haine antichrétienne en France, naguère encore Fille aîné de l’Église.

Ces propositions relèvent du bon sens le plus élémentaire : nous y suggérions que l’État se dote de moyens d’investigation et de statistiques, que ces statistiques ¬soient publiques et facilement accessibles, notamment aux journalistes, et, surtout, que les agressions antichrétiennes soient sévèrement réprimées – leur caractère antichrétien devant être considéré comme une circonstance aggravante, au même titre que le caractère antisémite ou antimusulman de certains actes.

A ma grande surprise, le gouvernement français – qui était représenté lors de cette session – n’a pas traité notre déclaration par le mépris, mais, selon le compte rendu de l’ECLJ, “exerçant son droit de réponse, [il] a affirmé que les crimes de haine en France sont systématiquement punis ; que, depuis avril, un plan d’action a été mis en place pour lutter contre le racisme et la xénophobie et qu’un dialogue avec la communauté musulmane a été entamé [sic].”
Nous en acceptons l’augure, même si, pour le moment, rien ne nous a donné de telles espérances.

Bien au contraire, le gouvernement actuel nous a plutôt accoutumés au “deux poids, deux mesures” et au mépris des chrétiens.
Mais, après tout, mieux vaut tard que jamais et, si le gouvernement actuel veut nous rejoindre dans la lutte contre les crimes antichrétiens, nous en serons évidemment ravis ! Bienvenue sur la barricade, Monsieur le Premier ministre !

Guillaume de Thieulloy
gdethieulloy@christianophobie.fr