Boko Haram pose ses conditions pour libérer d’autres lycéennes

La surprise de la libération récente, et sans contreparties connues, de 21 lycéennes, pour la plupart chrétiennes, enlevées en avril 2014 par Boko Haram, n’était qu’un préalable dans la négociation en cours entre Boko Haram et le gouvernement d’Abuja pour la libération de 83 autres. Mais Boko Haram aurait, cette fois-ci, posé des exigences que l’édition dominicale du quotidien nigérian Vanguard croit ­connaître…

Alors que des négociations pour la libération, dans une deuxième étape, de 83 autres fillettes de Chibok, vont se dérouler cette semaine [16-22 octobre], il y avait des indices cette nuit [16 octobre], que les dirigeants de la secte Boko Haram pourraient mettre sur la table deux conditions importantes que le gouvernement fédéral devrait accepter pour aboutir à un accord.

Une source proche des négociateurs a confié au Sunday Vanguard que, contrairement aux 21 jeunes filles qui ont été libérées par la secte jeudi dernier [13 octobre], afin de tester le niveau d’engagement et de sincérité du gouvernement, la libération des autres jeunes filles ne pourra se faire qu’en échange du paiement d’une rançon et de la libération de pas moins de 16 commandants de Boko Haram par le gouvernement.

Le gouvernement, a-t-on appris, est impatient de récupérer les 83 jeunes filles dont on dit qu’elles sont détenues par un des hauts dirigeants de la secte dans un endroit non révélé quelque part dans le Nord-Est.

Sur les 219 jeunes filles toujours portées disparues, une source a indiqué que 104 étaient détenues en captivité par la secte, alors que les autres ont été depuis longtemps mariées à des commandants et converties à l’islam. […]

Mais Sunday Vanguard a appris que les représentants de la secte qui ont des réunions avec une équipe du gouvernement fédéral, pourraient exiger le paiement d’une forte somme d’argent par gouvernement fédéral comme préalable à la libération des captives.

« Je pense que ces gens ont décidé que l’argent devait être donné avant la libération, puisqu’ils ont prouvé au gouvernement qu’ils étaient fiables en relâchant les 21 jeunes filles la semaine dernière sans y avoir lié beaucoup de conditions », a déclaré la source. […]

On a appris que le défi persistant qui empêche de récupérer toutes les jeunes filles, c’est le fait qu’une partie d’entre elles est entre les mains de fidèles de Benawhi [le supposé nouveau chef de Boko Haram], alors que les autres sont détenues par des fidèles de Abubakar Shekau.

Source : The Daily Telegraph – CH pour la traduction.