Catholic League : comment se fabrique un bobard antichrétien

Assignment ID: 20103074A, William Donohue, 13th May 2009. On CNN, the Rick Sanchez show, debating with Randel Terry about the Obama speach at Notra dam, Photo by Tim Knox,

L’affaire que nous raconte Bill Donohue – qui en est un fin connaisseur depuis des années – est effrayante et exemplaire. Elle montre comment la haine antichrétienne gobée avec avidité par les médias, aboutit à un bobard de presse qui est un vrai “cas d’école”…

L’information sensationnelle sur la découverte d’un « charnier » près de la Mother and Baby Home dirigée par les sœurs du Bon Secours à Tuam [Irlande], est une foutaise. […]

À peu près tous les médias aux États-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs promeuvent un récit de fausses informations sur un « charnier » contenant les restes de quelque 800 enfants. Voici ce qui fonde ma position.

– La déclaration officielle de la Commision Mother and Baby, publiée le 3 mars, ne fait aucune mention d’un « charnier ». Pourquoi ? Si on avait la preuve de l’existence d’un charnier, cela aurait, à coup sûr, fait la manchette. Au lieu de cela, la déclaration dit qu’une « quantité importante de restes humains » a été découverte dans les chambres d’assainissement des eaux usées. C’est troublant, mais cela ne vient pas à l’appui des déclarations tapageuses sur l’existence d’un « charnier ».

– Katherine Zappone, TD [Teachta Dála, membre de la chambre basse du Parlement irlandais], ministre de l’Enfance et de la jeunesse, a publié, également le 3 mars, des observations officielles. Elle n’y dit rien d’un quelconque « charnier ». Pourquoi ?

– Le rapport intérimaire du gouvernement a été publié le 12 juillet 2016. Il ne dit pas un mot sur un quelconque « charnier ». Pourquoi ?

– Catherine Corless est à l’origine de cette allégation de « charnier ». En 2012, elle a traité de ses découvertes dans un article intitulé « Home » publié dans le Journal of the Old Tuam Society. Elle n’y fait aucune mention d’un quelconque « charnier ». Pourquoi ?

– Corless n’y mentionne pas l’existence d’un « charnier » mais elle fournit une preuve qui contredit ses futures affirmations. À savoir : « Quelques garçons de l’endroit tombèrent sur une espèce de crypte sur le terrain et, en en scrutant l’intérieur, ils virent plusieurs petits squelettes. » Elle signale qu’il y avait un « petit cimetière ». Cela ne constitue pas les caractéristiques d’un « charnier »

– Corless a déclaré en 2014 : « Je suis certaine qu’il y avait 796 enfants dans un charnier. » Elle ne donne aucune preuve et n’explique pas non plus pourquoi, deux ans plus tôt, elle déclarait qu’il y avait « plusieurs petits squelettes » et un « petit cimetière ».

– La source première de la thèse du « charnier » de Corless, est Barry Sweeney. Quand il avait dix ans, lui et un de ses amis tombèrent par hasard sur une cavité qui contenait des squelettes. En 2014, il fut interrogé par le l’Irish Times pour commenter les déclarations de Corless selon lesquelles il y avait « 800 squelettes dans la cavité ». Il répondit : « Rien de tel. » Combien ? « Environ 20 », dit-il. Il déclara ultérieurement au New York Times qu’il y avait « peut-être 15 à 20 petits squelettes ». En d’autres mots, la source première de Corless contredit son propre récit. […]

Alors, pourquoi Corless a-t-elle changé son récit, passant de « plusieurs petits squelettes » dans un « petit cimetière » à 800 corps découverts dans un « charnier » ? C’est sur cela que les journalistes devraient enquêter. Ils pourraient commencer par s’interroger sur ses relations avec Martin Sixsmith, qu’elle a rencontré pour la première fois en janvier 2014. C’est l’auteur d’un livre sur Philomena Lee, la femme rendue célèbre par le film Philomena. J’ai raconté [ailleurs] tous les mensonges de son histoire […]. Ce n’est qu’après que Corless eut rencontré Sixsmith, que sa rage contre l’Église catholique est devenue patente. […]

L’aspect le plus pernicieux de cette histoire, c’est l’empressement des médias à se laisser séduire par les histoires les plus extravagantes, et la profonde paresse des journalistes à vérifier les faits sur des informations. Ils sont responsables de la fabrication de cet exemple classique de bobard de presse.

Catholic League, 6 mars – © CH pour la traduction.