Catholic League : oui à la préférence pour les réfugiés chrétiens !

Le communiqué de Bill Donohue de la Catholic League des États-Unis, a été diffusé le 31 janvier dernier, c’est-à-dire avant l’imbroglio politico-juridique qu’a créé le décret présidentiel de Trump imposant un moratoire à l’accueil de réfugiés de pays reconnus comme « particulièrement préoccupants » par le Président… Obama. Il n’empêche que l’analyse de Donohue est logique et non contestable – au moins si l’on est de bonne foi…

En novembre 2015, le Président Barack Obama avait déclaré, lors d’une conférence de presse du G20, que la proposition d’accorder un statut prioritaire aux réfugiés chrétiens de Syrie était « honteuse ».

Il déclara : « Nous n’appliquons pas de critère religieux à notre compassion ».

Maintenant il critique le Président Donald Trump pour faire bon usage de cette initiative.

Ce qui est vraiment honteux, c’est l’hypocrisie d’Obama et celle de ses supporters.

Selon la logique des critiques de Trump, Obama a utilisé un critère religieux pour empêcher les réfugiés chrétiens syriens d’entrer aux États-Unis, et c’est ce que Trump tente aujourd’hui de rectifier.

En outre, ces réfugiés le sont devenus en grande partie à cause de l’échec de la politique d’Obama au Moyen-Orient.

La politique d’Obama d’accorder un statut prioritaire aux musulmans a été si flagrante qu’elle a attiré l’attention de Daniel Manion, juge à la Cour d’appel des États-Unis.

En novembre, il a exprimé sa préoccupation sur l’absence quasiment totale de chrétiens parmi les réfugiés chrétiens.
Il a remarqué que « sur les près de 11 000 réfugiés admis jusqu’à la mi septembre, seuls 56 étaient chrétiens ».

Il a remarqué aussi qu’alors que « peut-être 10 % de la population syrienne sont composés de chrétiens, il n’y a eu d’admis aux États-Unis cette année que 0,5 % de réfugiés chrétiens ».

Ce n’est pas convaincant de dire qu’Obama n’a pas explicitement utilisé un critère religieux contre les chrétiens.
Ses défenseurs ne peuvent pas gagner sur les deux tableaux.

Si Obama n’a pas utilisé de critère religieux, alors Trump non plus – il n’y a pas de proscription des musulmans.
Le décret présidentiel de Trump a été rédigé pour bloquer les réfugiés de Syrie et de six autres nations dirigées par des musulmans – il ne cible pas les musulmans.

Car s’il y avait une « proscription des musulmans » [« Muslim Ban »], alors toutes les nations majoritairement musulmanes auraient été désignées. Elles ne l’ont pas été.

Devrait-on accorder un statut prioritaire aux chrétiens ? Absolument. Et pour une raison primordiale : ce sont les gens les plus persécutés sur terre.

Ce n’est pas de la compassion que de traiter sur un pied d’égalité toutes les religions quand la répartition des victimes de la persécution religieuse – et les raisons de ces persécutions – sont si énormément inégales.

Des millions de chrétiens ont été tués sous Hitler mais ils ne furent pas objets d’un génocide comme le furent 6 millions de juifs. Cela fait une différence. […]

Pew Research Center signale une étude d’octobre dernier où l’on découvre qu’une majorité d’Américains estime que les États-Unis ne sont pas obligés d’accepter les réfugiés venant de Syrie.

Bien sûr, des décisions sur un sujet d’une telle importance humanitaire ne peuvent pas être orientées que sur des sondages : les aspects moraux exigent un traitement présidentiel. Peu importe. Les résultats de cette étude devraient modérer ceux qui affirment désormais que le Président Trump a ouvert la boîte de Pandore : il fait ce que le peuple veut.

En outre, cette boîte a été ouverte par Obama, lorsqu’il a accordé un traitement préférentiel aux réfugiés musulmans, victimes […] de ses décisions désastreuses en matière de politique étrangère.

Le correctif apporté par Trump est une réponse directe à ces réalités.

Catholic League, 31 janvier – © CH pour la traduction.