Ce sont parfois les âmes que l’ennemi tente d’asphyxier…

Voici quelques jours, l’évangile était d’une actualité brûlante. « Et même l’heure vient où quiconque vous tuera croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi » prévenait Jésus (Jean XVI, 2).
Le calvaire de nos frères d’Orient n’en finit pas, et les attaques contre Dieu se multiplient en Occident. Le martyre n’est pas seulement rouge du sang des victimes ; ce sont parfois les âmes que l’ennemi tente d’asphyxier.

La réponse doit être la même que celle que l’on entend si souvent dans la bouche de ceux qui sont prêts à mourir pour rester fidèles au Christ : « Notre dernière force, c’est l’Espérance. »
Si elle est dernière, c’est bien aussi parce qu’elle est la première par ordre d’importance.
« Priez, car c’est un miracle que nous attendons », confiait récemment à Christianophobie hebdo un prêtre d’Alep, épuisé par quatre ans de guerre.
Prions, en effet, sans jamais perdre confiance.

« Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante » nous rappelait sainte Thérèse, tandis que sainte Jeanne d’Arc encourageait ses soldats en leur rappelant que « les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ».

Quelle que soit la lutte de ceux qui visent la Croix, violente ou non, notre arme est plus forte : le Christ a déjà gagné.
Notre combat est nécessaire, car il nous a été demandé d’enseigner et de porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Mais nos prières sont indispensables, car Dieu seul sauve.
Les âmes ont soif et la laïcité, nouveau dieu républicain, ne comble pas l’Homme.

Et ce n’est pas faute d’essayer, nous l’avons encore vu récemment à l’occasion de la panthéonisation de quatre Français…
C’est dans cette église retirée à Dieu pour y enterrer des « saints laïques » que François Hollande a invoqué une nouvelle fois l’« esprit du 11 janvier ».
Les mots ont un sens et le combat que mènent ces républicains forcenés est spirituel. Mais, si les Français sont une majorité à ne plus vouloir entendre parler des « valeurs républicaines », c’est parce que ces valeurs sont creuses.

Il ne nous a jamais été demandé de convaincre ou de convertir, il nous a été demandé d’enseigner.
Ce qui importe c’est de ne pas laisser un discours parodique de Vérité gagner le terrain que nous aurions perdu.
« Allez enseigner toutes les nations » nous rappelle l’Évangile. Ils ont commencé à douze ; nous sommes encore nettement plus nombreux… Courage !

Faustine de Lys