Chine : mort suspecte d’un prisonnier politique chrétien

Prisonnier politique à vie depuis douze années, le défenseur chrétien des droits de l’homme Peng Ming a été victime d’un malaise le 29 novembre. Transporté à l’hôpital, son décès a été constaté. Les autorités ont fait savoir aux membres de sa famille résidant à l’étranger, notamment aux États-Unis, qu’ils n’étaient pas autorisés à assister aux obsèques. Dans l’ignorance des circonstances réelles de son décès, la famille de Peng Ming a diffusé un communiqué.

Nous venons de recevoir l’information du décès soudain de M. Peng Ming, survenu le 29 novembre dans la prison de Xianning, province du Hebei. Il avait été illégalement arrêté en 2004 [enlevé par des agents des services secrets chinois en Birmanie] puis condamné à la prison à vie pour avoir défendu les droits de l’homme, la démocratie, l’environnement et la liberté.

Les causes et les circonstances de son décès ne nous ont pas été transmises. Aucun certificat de décès n’a été produit.

Nous faisons trois demandes :

1. Que tous les membres de sa famille puissent voir sa dépouille mortelle.

2. Qu’une autopsie soit réalisée par une autorité médicale internationale reconnue et indépendante, acceptée par la famille. Une autopsie par le gouvernement chinois est considérée comme inacceptable par la famille.

3. Que tous les effets personnels de Peng Ming soient restitués à sa famille.

Notre famille est profondément affectée par la perte d’un bien aimé père, fils, frère et oncle, qui, tout au long de sa vie, fut une source d’espoir pour beaucoup.

Pour l’heure, nous demandons que soit respectée l’intimité de notre famille. Nous exprimons notre profonde gratitude pour les soutiens que nous avons reçus, et nous vous remercions de vos pensées et de vos prières.

Plutôt que des fleurs, que des dons soient faits à China Aid en souvenir de M. Peng Ming.

La famille de Peng Ming.

Source : China Aid – © CH pour la traduction.