Colombie : les protestants obtiennent une révision du Code pénal

Les récents amendements apportés au Code pénal bolivien comportaient des menaces si évidentes pour la liberté religieuse qu’ils ont motivé une réaction résolue des organisations protestantes du pays. Il semble qu’elle a été entendue de l’exécutif. Au législatif de faire son travail…

L e Président Evo Morales a annoncé sur Twitter que le gouvernement va faire abroger les dispositions du Code pénal qui criminalisent l’évangélisme et imposent des restrictions à la liberté religieuse.
Il a twitté : « Nous avons décidé d’abroger le code de justice pénale pour éviter la confusion […] et ne pas avoir de contestation [susceptible] de créer de l’instabilité dans le pays […] Nous adresserons une lettre à l’Assemblée législative dans les prochains jours. »
Les amendements à l’article 88 déclaraient que « quiconque recrute, transporte, prive de liberté ou accueille des gens dans le but de les impliquer dans des conflits armés ou des organisations religieuses ou de culte sera condamné à des peines de prison allant de 7 à 12 années ».
Le revirement du Président Morales sur cette interdiction survient après le tollé des chrétiens.
Selon l’Evangelical Focus des manifestations se sont déroulées et des chrétiens ont organisé une journée de prière et de jeûne.
L’Association nationale des évangéliques en Bolivie (ANDEB) a appelé le gouvernement bolivien à commencer « à préparer un nouveau Code pénal qui reflète la réalité sociale de la Bolivie » et a déclaré qu’une juridiction nouvelle devrait « émaner d’un consensus et d’un accord social de tous les secteurs de notre pays ».


L’Alliance baptiste mondiale (BWA) a également condamné cette loi.
Dans une lettre écrite à l’Assemblée législative bolivienne, Elijah Brown, secrétaire générale de la BWA a déclaré : « L’ambiguïté de ces lois pourrait conduire à des limites non voulues à la liberté religieuses et à la persécution directes d’églises comme de croyants. Je m’associe à mes coreligionnaires baptistes pour demander une modification ou une abrogation de la loi. »
Le Président Morales a également confirmé ce nouveau projet à la télévision d’État le dimanche 21 janvier.
Il a déclaré qu’il ne voulait pas faire passer des lois comme celles qui le furent sous Hugo Banzer, l’ancien dictateur du pays. M. Morales a ajouté : « Je demande à l’Assemblée […] de travailler rapidement à ce nouveau code. Je suis à peu près certain qu’il n’y aura que peu de changements et de modifications aux articles. »

Premier, 23 janvier – CH pour la traduction.