Égypte : la liberté des chrétiens victime de l’impéritie du pouvoir

Protesters, who are against Egyptian President Mohamed Mursi, hold a poster featuring the head of Egypt's armed forces General Abdel Fattah al-Sisi in Tahrir Square in Cairo July 3, 2013. Egypt's armed forces overthrew elected Islamist President Mohamed Mursi on Wednesday and announced a political transition with the support of a wide range of political, religious and youth leaders. A statement published in Mursi's name on his official Facebook page after al-Sisi's speech said the measures announced amounted to "a full military coup" and were "totally rejected". REUTERS/Mohamed Abd El Ghany (EGYPT - Tags: POLITICS CIVIL UNREST MILITARY TPX IMAGES OF THE DAY) - RTX11BQM

Pendant l’été, des centaines de milliers de Coptes ont l’usage d’organiser des pèlerinages et de grands rassemblements dans leurs monastères et autres lieux de dévotion. Prenant prétexte du massacre par des islamistes d’une trentaine de pèlerins Coptes, dont dix enfants, se rendant dans un monastère du Fayoum le 26 mai dernier, le gouvernement a, le mois sui¬vant, obtenu des Églises qu’elles suspendent tout pèlerinage ou rassemblement de fidèles : ce qu’elles ont fait. Éviter de nouveaux massacres se comprend parfaitement, mais déférer à cette décision ne laisse pas d’interroger. N’est-ce pas donner quitus à un État incapable de protéger ses citoyens chrétiens ? N’est-ce pas, en fin de compte, reconnaître que les terroristes islamistes ont gagné et obtenu ce qu’ils cherchaient ? Ce sont les graves conclusions que tire le chercheur égyptien Ishak Ibrahim de l’Egyptian Initiative for Personal Rights. Voici la traduction, inédite en français, de ses conclusions. Elles donnent à réfléchir…


D’abord et avant tout, la décision de suspendre tout pèleri-nage ou rassemblement religieux viole la liberté religieuse et la liberté de croyance en imposant des limitations drastiques aux visites religieuses, aux activités religieuses et à la tenue de rassemblements des Coptes, tout spécialement en raison du fait que visiter des monastères, venir recevoir la bénédiction des saints et accomplir des vœux constituent une partie cruciale de la culture religieuse copte. Cette décision viole aussi la liberté de déplacement et celle de pouvoir choisir un lieu de résidence et d’activités pour un groupe spécifique d’Égyptiens.

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Coptic Solidarity, 2 septembre – CH pour la traduction.