Égypte : des centaines de jeunes chrétiennes enlevées par des musulmans

C’est avec soulagement qu’on a appris la libération, le 30 septembre, d’une jeune chrétienne de 16 ans, Marilyn, enlevée le 28 juin dernier par des musulmans dans le but d’être « convertie à l’islam puis mariée ou vendue ». On sait qu’elle fut maltraitée pendant les 92 jours de son enlèvement. N’insistons pas. Mais, pour la bonne nouvelle de cette libération, combien de mauvaises pour toutes ces jeunes chrétiennes qui ne l’ont pas été ? C’est l’occasion de publier la traduction d’un court article de Christian Today. Certes, l’article remonte à 2014 mais il n’a rien perdu de son actualité car, depuis, la situation ne s’est pas améliorée…

Des centaines de jeunes lycéennes chrétiennes coptes ont été enlevées en Égypte et contrainte à se convertir à la foi musulmane par leurs ravisseurs, au cours de ces dernières années.

Selon GodReports, l’Association of Victimes of Abduction and Forced Disappearance (AVAFD) a signalé [en 2014] que depuis de début de l’année 2011, plus de 550 jeunes filles chrétiennes ont été enlevées par des hommes musulmans puis forcées à se convertir et à les épouser.

L’AVAFD rapporte que ces jeunes filles ou femmes enlevées avaient entre 10 et 40 ans et que 40 % d’entre elles ont été violées. Les autres ont été contraintes par des jeunes hommes musulmans après que ces derniers eurent gagné leur confiance.

On constate une poussée du nombre de ces jeunes filles chrétiennes enlevées en Égypte depuis la chute de Hosni Moubarak.

Ebram Louis, le fondateur de l’AVAFD, a déclaré : « Avant la révolution, 5 ou 6 jeunes filles disparaissaient chaque mois. Désormais, la moyenne est de 15. »

L’organisation rapporte que le cas d’une jeune fille de 14 ans, Nadia Makram, la police a refusé de s’occuper de cette affaire alors même que les parents lui avaient communiqué le nom du ravisseur de leur fille.

L’AVAFD précise que la police refuse souvent de lancer une recherche de la disparue sous le prétexte que c’est leur choix d’avoir quitté le domicile familial. Même si les jeunes filles sont trouvées et ramenées au commissariat de police, elles continuent à subir des pressions de la nouvelle famille musulmane, afin qu’elles affirment avoir quitter volontairement le domicile familial.

Christian Today, 17 juin 2014 – © traduction CH.