Érythrée : le patriarche orthodoxe toujours détenu et humilié

Le patriarche de l’Église érythréenne orthodoxe a été déposé par le gouvernement du pays en 2006, et se trouve depuis bientôt onze ans en résidence surveillée et au secret (voir notre n° 131). La dictature érythréenne est impitoyable avec les chrétiens, y compris les membres d’Églises reconnues. L’ONG Portes Ouvertes classe ce pays comme le dixième plus dangereux pour les chrétiens…

Des sources proches de Christian Solidarity Worldwide (CSW) déclarent qu’il n’y a aucune amélioration significative des conditions de vie de Sa Sainteté Antoine Ier […].


Il fut illégalement déposé en janvier 2006 pour avoir résisté à plusieurs reprises aux ingérences du gouvernement érythréen dans les affaires de l’Église.
On prétend que les déplacements de Sa Sainteté Antoine Ier sont limités par les autorités à deux pièces situées dans le quartier des domestiques d’une villa appartenant à deux évêques de moindre rang. Elizabeth Chyrum, directrice de Human Rights Concern-Eritrea (HRC-E), a déclaré : « C’est insul-tant que le patriarche légitime de l’Église orthodoxe soit confiné au quartier des domestiques d’une résidence ou deux évêques de moindre rang vivent dans une villa […]. »

Des spéculations avaient couru en juillet dernier, selon lesquelles le dirigeant orthodoxe pourrait être incessamment libéré et réinstauré, après qu’on le vit apparaître publiquement dans une église.

Ces espoirs furent anéantis lorsque Sa Sainteté Antoine Ier fut empêché de poser une question au cours de la liturgie puis emmené précipitamment hors du bâtiment.

Meryn Thomas, directeur général de CSW […], a déclaré : « Nous renouvelons notre exigence de la libération sans condition du patriarche et de sa réinstallation, et que des représentants des Églises orthodoxes sœurs orientales puissent lui rendre visite non seulement pour s’assurer de sa réinstallation et de son bien-être, mais aussi pour s’assurer du processus de réconciliation qu’on dit s’être déroulé entre le patriarche et le clergé renégat ».

Premier, 7 décembre – traduction CH.