Espagne : provocation anticatholique

La coalition politique d’extrême gauche Unidos Podemos vient, de nouveau, de manifester son sectarisme antichrétien en exigeant la suppression du Concordat du 3 janvier 1979, signé entre l’Espagne post-franquiste et le Saint-Siège. Pour appuyer cette exigence, Unidos Podemos excipe de privilèges imaginaires dont jouirait l’Église en Espagne. Religion de la majorité des Espagnols, le catholicisme se finance sur une base volontaire et non par le budget de l’État, ce qui n’est pas, nous rappelle le Centro de Estudios Jurídicos Tomás Moro, le cas des partis politiques, notamment de gauche et donc de Unidos Podemos…

Unidos Podemos a déposé au Congrès une proposition, qui n’est pas un projet de loi, demandant au gouvernement d’annuler les accords signés entre l’Espagne et le Saint-Siège en 1979, pour « mettre fin aux privilèges actuels de l’Église dans l’ensemble de l’État », dans le domaine éducatif et fiscal.

Cette initiative [est] signée par Yolanda Díaz, porte-parole de En Marea [coalition politique de gauche en Galice] et députée de la Izquierda Unida (Gauche unie) […]. Unidos Podemos montre ainsi son sectarisme parce que, sous couvert de défendre les Espagnols, il oublie l’œuvre sociale considérable de l’Église mais aussi [que] les contributions des citoyens sont volontaires en vertu des dispositions prévues dans les déclarations de revenus. Ce qui serait logique, c’est que Podemos demande au Congrès que tous les partis politiques, toutes les organisations syndicales ou patronales se financent de la même manière que se finance l’Église, à savoir au moyen de la contribution volontaire des citoyens.

Centro de Estudios Jurídicos Tomás Moro, 18 septembre – traduction CH.