États-Unis : victoire dans la défense de la liberté religieuse

Une des dispositions perverses de la loi sur la santé, dite Obamacare, de 2010, était de contraindre les institutions et professionnels chrétiens à pratiquer et à rembourser, notamment, l’avortement, au mépris de leurs droits à la liberté de conscience et à leurs principes religieux. La loi qui vient d’être votée en première lecture le 13 juillet par la Chambre des représentants des États-Unis peut être considérée comme une première victoire contre des dispositions liberticides de l’Obamacare. Mais elle ne sera applicable que si elle est également votée par le Sénat, comme le rappelle Catholic Vote.

La Chambre des représentants vient de voter la Conscience Protection Act [loi de protection de la liberté de conscience] par 245 voix contre 182.

Le président de la Chambre, [Paul] Ryan, a parfaitement résumé ce que représente cette loi : « Qui que vous soyez, à quoi que vous croyez, je pense que nous pouvons tous nous accorder sur ceci : personne ne doit être contraint à violer sa conscience, et encore moins par le gouvernement fédéral. »
Cette loi est une réponse directe à la menace contre les travailleurs catholiques de la santé.

L’ACLU [American Civil Liberties Union] a fait plusieurs procès pour obliger les docteurs et les infirmières catholiques à pratiquer des avortements.

Le vote d’aujourd’hui de la Chambre est une grande victoire du droit à la liberté religieuse contenu dans notre Premier Amendement.

Cette loi fournit de nouveaux recours légaux aux médecins et infirmières catholiques qui pourraient être poursuivis pour avoir refusé de pratiquer des avortements. Plutôt que de ne pouvoir en appeler qu’au seul ministère [fédéral] de la Santé [Department of Health and Human Services], cette loi devrait permettre également de déposer des requêtes devant les tribunaux civils.

Mais ce n’est pas encore une loi, car il faut qu’elle soit aussi votée par le Sénat.

Source : Catholic Vote – CH pour la traduction.