Gardons l’espérance, le monde est déjà sauvé !

La semaine sainte fut particulièrement éprouvante pour les chrétiens à travers le monde entier, jusqu’en France.

Si ces souffrances sont incomparables, la seconde n’en est pas moins réelle.

Au Kenya, 142 étudiants ont été tués, parce qu’ils n’étaient pas musulmans (et, en l’occurrence, parce qu’ils étaient chrétiens).

Le même jour à Paris, la RATP refusait de mentionner le mot « chrétien » sur des affiches du métro…

Diagonale insupportable d’un cal­vaire sans fin jusqu’à une indifférence glaçante. Pendant qu’ils meurent, nous étouffons.

Des chrétiens sont abattus au Kenya, chassés en Irak, menacés en Syrie, emprisonnés en Chine, agressés en Inde, condamnés à mort au Pakistan, contraints à la dhimmitude en Arabie Saou­dite… Simplement parce qu’ils sont « adorateurs de la Croix ».

La France, fille aînée de l’Église et traditionnellement appelée « tendre mère des chrétiens d’Orient (et de partout ailleurs) » dénonce timidement leur calvaire, et passe honteusement sa raison sous silence. La France fuit ses responsabilités, bien cachée derrière une laïcité bien trop souvent de­venue le prétexte de toute attaque ouvertement antichrétienne…

Entre l’État Islamique et les chrétiens d’Orient, la RATP a osé dire qu’elle choisissait la « neutralité » : la veille de la Passion, une grande entreprise française assiste sans broncher au calvaire d’innocents et s’en lave les mains… Cruelle coïncidence du calendrier.

« Pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Les voies de Dieu sont impénétrables, mais le sang chrétien qui coule partout dans le monde par amour nous rappelle que seule la confiance peut sauver. Le combat est déjà gagné, il nous reste donc l’espérance.

Nos ténèbres semblent plus confortables, mais le combat est simplement différent.

Monseigneur Nona, archevêque de Mossoul, confiait lors d’une visite en France l’année dernière : « En Irak, ils en veulent à nos vies ; ici, ils en veulent à vos âmes. »

N’ayons pas peur et servons-nous de ces attaques pour renforcer notre détermination.

Le monde est déjà sauvé, par la Croix. Ce sont nos âmes, et les âmes de nos prochains, qu’il nous faut rendre libres : défen­dons la Vérité, avec bienveillance, mais sans répit ni concession.

Faustine des Lys

fdeslys­­@christianophobie.fr