Génocide des chrétiens : les conventions des Nations Unies sont « obsolètes »

Avocate spécialisée dans la défense de la liberté religieuse, de la vie, du mariage et de la famille, Ewelina Ochab, qui travaille à Vienne pour l’ONG Alliance Defending Freedom (ADF International), vient de publier un livre dans lequel elle dénonce le caractère obsolète des conventions des Nations Unies sur la prévention du génocide et insiste pour que les djihadistes et leurs complices soient traduits devant des cours pénales internationales.

Les Nations Unies doi­vent de toute ur­gence mettre en pla­ce des mesures pour que les djiha­distes qui ont commis des atroci­tés contre des minorités en Irak et en Syrie rendent des comptes, car les conventions [internatio­na­les] existantes sont devenues « obsolètes » a déclaré l’auteur d’un livre qui documente la violence récente contre ces minorités.

Ewelina Ochab, avocat-conseil résidant à Vienne [Autriche] qui vient de publier un livre intitulé Never again : Legal responses to a broken promise in the Middle East [Plus jamais. Réponses légales à un engagement rompu au Moyen-Orient], accuse les Nations Unies de n’avoir pas respecté l’engagement que l’organisation avait pris à la suite de la Seconde Guerre mondiale d’empêcher qu’un génocide se reproduise.

S’exprimant lors du lancement de son livre, le 24 novembre à Genève au Palais des Nations [siège européen des Nations Unies], elle a soutenu que les conventions sur la prévention du génocide étaient devenues « obsolètes » dès lors qu’aucune mesure n’a été prise pour faire comparaître devant la justice des membres de l’État Islamique (IS) dont les attaques contre les chrétiens et d’autres minorités religieuses relèvent du [crime de] génocide. Ochab a exposé que la procédure judiciaire contre des membres de l’IS pourrait s’opérer de trois manières différentes :

– juger les auteurs suspects à la Cour pénale internationale [CPI] de La Haye ;

– les faire juger par un tribunal pénal international ad hoc mis en place pour traiter spécifiquement des atrocités commises en Irak et en Syrie ;

– ou mettre en place des tribunaux nationaux soutenus par les Nations Unies, en Irak, en Syrie ou ailleurs au Moyen-Orient.

Pour les deux premiers scéna­rios, a-t-elle précisé, les tribu­naux nationaux en Irak et en Syrie devraient être soutenus par les efforts de la CPI en vue de poursuivre tous les complices […]

Ochab a déclaré que la violence djihadiste constatée en Irak et en Syrie constitue une partie d’une plus grande poussée des musulmans extrémistes « pour élimi­ner la présence chrétienne au Moyen-Orient »

Source : World Watch Monitor – CH pour la traduction.