Irak : création du Comité de reconstruction de Ninive

À l’initiative de la mission diplomatique du Saint-Siège près les États-Unis, des Chevaliers de Colomb [Knights of Columbus] et du Comité de reconstruction de Ninive, une session d’information s’est tenue aux Nations unies à New York, le jeudi 30 novembre dernier sur le thème « Préserver le pluralisme et la diversité dans la région de Ninive ». Le site catholique Crux (États-Unis) a consacré un long article à cet événement. Nous en traduisons l’extrait qui traite plus particulièrement du Comité de reconstruction de Ninive dont nous avions signalé la création du prototype, la Commission d’urgence des évêques, dans notre n° 122.

L’archevêque Bashar Matti Warda, qui devint l’archevêque catholique chaldéen d’Erbil en 2010, a déclaré à l’assistance réunie aux Nations unies que les chrétiens étaient « le partenaire clef pour l’avenir du pluralisme en Irak » et qu’ils étaient « une partie de la solution et non une partie du problème pour ce qui est d’amener la paix et les droits de l’homme en Irak ».

Afin de travailler plus efficacement dans la région et avec la communauté internationale, les trois grandes Églises chrétiennes d’Irak – les catholiques chaldéens, les catholiques syriaques et les orthodoxes syriaques – ont formé le Comité de reconstruction de Ninive [Nineveh Reconstruction Committee, juin 2017], de façon à travailler ensemble et de manière unitaire pour sauvegarder leurs communautés respectives.

Warda a déclaré que, dans le passé, il y avait eu des fautes commises par des groupes particuliers qui n’avaient pas suivi le chemin approprié ou qui étaient entrés en compétition les uns avec les autres.

Il estime que cette nouvelle organisation pourra servir avec plus d’efficacité l’ensemble des chrétiens en Irak qui sont à présent confrontés à deux obstacles principaux : la reconstruction et gagner la bataille des idées, ayant démontré que le pluralisme est bon pour les chrétiens comme pour tout le pays.

Crux, 1er décembre – CH pour la traduction.