Kosovo : Justice pour les chrétiens serbes !

Les Serbes orthodoxes du Kosovo font l’objet de violences permanentes dans l’indifférence générale. Pensez-vous qu’ils soient menacés de disparition ?
Le Kosovo, c’est le parachèvement des méfaits de l’atlantisme contre l’identité européenne. Le Kosovo, c’est aussi le laboratoire d’un islam mondialisé contre des communautés chrétiennes abandonnées par leurs soutiens historiques. On comptait 250 000 Serbes orthodoxes au Kosovo en 2000 ; ils sont aujourd’hui 120 000, vivant entre les discriminations et les persécutions quotidiennes des musulmans albanais. Beaucoup décident de s’en retourner en Serbie ou alors à Mitrovitsa la plus grande enclave serbe en Albanie.
Bien entendu, c’est un sujet que les médias du système préfèrent cacher. L’Arabie Saoudite et la Turquie font pleuvoir les subventions sur les musulmans albanais. Eux prennent en compte les solidarités naturelles, les affinités électives entre les peuples, quand nous continuons à imaginer un homme global et sans racine.

Le résultat, ce sont des milices musulmanes combattantes aux portes de l’Europe, à l’origine de très nombreux trafics. Les Serbes du Kosovo peuvent mourir, disparaître. Les intérêts américains sont servis et l’homme européen remplacé. À qui le tour ?

De quelle marge de manœuvre diplomatique dispose le ministère des Affaires étrangères français dans cette région ?
La France a décidé d’oublier les Serbes. Nos gouvernants n’en sont plus à une trahison internationale près. Il était sans doute plus urgent de s’humilier devant les princes saoudiens que de défendre nos frères chrétiens.

Comme toujours, la France peut retrouver la route de sa vocation historique.

Elle le peut, si elle décide d’asseoir sa politique étrangère sur trois piliers. D’abord l’indépendance. Ensuite la défense de notre vocation universaliste. Enfin, la fidélité à notre histoire.

N’est-il pas temps pour l’OTAN de reconnaître ses erreurs ?
L’OTAN est un acronyme. Elle représente une alliance de circonstance, qui me semble avoir perdu beaucoup de son intérêt depuis la chute de l’URSS. À moins d’admettre qu’elle soit un instrument de domination américaine.
Si certains s’en satisfont, tel n’est pas mon cas.

On sait que des anciens ministres français refusent les enquêtes sur les trafiquants d’organes et les proxénètes albanais. Que le Kosovo est utilisé comme un trou noir permettant à tous les crimes de blanchir et échanger. La responsabilité repose sur des hommes et des gouvernements, sur ceux qui savent et collaborent.

Oui, ceux-là doivent demander pardon. Il reste encore quelques chrétiens au Kosovo. Peut-être auront-ils le courage, alors, de pardonner ceux qui ont soutenu leurs bourreaux.