La cabale contre le cardinal Barbarin et l’anti-catholicisme primaire des médias

La récente cabale menée contre le cardinal Barbarin révèle assez clairement l’instrumentalisation qui est faite d’une abomination la pédophilie pour atteindre l’Église catholique.

Il est normal qu’un prêtre, qui incarne normalement la figure du père, provoque une indignation plus grande encore que quiconque lorsqu’il souille l’innocence d’un enfant…

À vrai dire, c’est même plutôt sain : notre société n’a pas totalement perdu ses repères, elle attend plus, sur le plan moral, d’un prêtre que d’un professeur de sport.

Mais s’il est nécessaire de rechercher et de punir les auteurs de tels crimes, il est parfaitement injuste d’accabler l’Église, et de tirer de ces cas marginau Dieu merci ! une attaque systématique contre « les prêtres », ou un argument fallacieux en faveur de leur mariage.

95 % des pédophiles vivent en couple, la pédophilie n’a absolument rien à voir avec la situation maritale, inutile de s’attarder sur un tel débat.

En revanche, il faut être clair : si la pédophilie n’est dénoncée, à grand renfort de “unes” médiatiques, que lorsqu’il s’agit d’un prêtre, la cible n’est pas la pédophilie ou l’homme pécheur, mais la figure du prêtre et, au-delà de celle-ci, l’Église elle-même.

Beaucoup de prêtres, d’évêques, et même de papes, ont demandé pardon pour ces abjections qui traumatisent à jamais un enfant.

Mais soyons prudents également : on sait aussi que l’accusation de pédophilie est l’arme la plus efficace pour attaquer et détruire quelqu’un. Certains cas sont avérés, et méritent d’être traités comme tels. D’autres ne le sont pas, alors prudence ! N’ajoutons pas du mensonge à l’horreur.

Notons aussi que l’Église est la première grande institution, sinon la seule, à s’être attaquée à ce problème de pédophilie. Ce n’est pourtant pas la seule touchée par ce fléau…

Avant d’être Benoît XVI, le cardinal Ratzinger avait demandé que Rome soit informée des affaires de pédophilie. Certains prétendent que cela avait pour but de les cacher à la justice civile. C’est injuste. La démarche visait justement à vérifier qu’il y ait une sanction canonique ajoutée à la condamnation prononcée par la justice civile.

Aujourd’hui, un prêtre qui s’accuse d’avoir commis des actes de pédophilie ne peut recevoir l’absolution directement du prêtre à qui il se confesse, ce dernier doit en référer directement à Rome.

L’Église a pris la mesure des horreurs parfois commises par ses fils et se charge de remédier à un silence qui a existé et qui est en effet condamnable. L’accuser d’être un repère de monstres qu’elle cache relève de la malhonnêteté dans le meilleur des cas, de l’anti-catholicisme primaire dans beaucoup d’autres…

Faustine des Lys
fdeslys@christianophobie.fr