La ESU dénonce l’assassinat de trois chrétiens assyriens

Le conflit qui se poursuit au Moyen-Orient, notamment en Irak et en Syrie, provoque des dommages irrévocables aux peuples autochtones, aux minorités, aux groupes ethniques et religieux.

Depuis la chute de la ville de Mossoul et jusqu’à ce jour, le peuple chaldéen-syriaque-assyrien et les Yézidis ont été soumis à des meurtres, des exécutions, au paiement de rançons et à des déplacements de masse.

Dans une vidéo de l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] diffusée et reprise par de nombreux organes de presse du Moyen-O¬rient, on peut voir l’exécution de trois civils assyriens originaires de villages de la vallée de la Khabour, proche de la ville de Hassaké, et entendre la demande de rançon pour les autres personnes toujours otages.

Suite au blitzkrieg contre 35 villages assyriens de la Khabour, l’EIIL a enlevé plus de 250 civils, parmi lesquels des femmes et des enfants.

À différentes occasions, l’EIIL a relâché un certain nombre de personnes. À ce jour, plus de 200 civils sont toujours détenus par l’EIIL.

Le destin du peuple chaldéen-syriaque-assyrien dans la région demeure critique, alors que les puissances régionales et internationales n’ont pas réussi à définir un consensus viable sur les difficiles problèmes de la région, à savoir la lutte contre l’EIIL.

La coalition contre l’EIIL a [le devoir] moral et historique de soutenir les minorités, les entités ethniques et religieuses de la région, en soulageant leurs souffrances, en acceptant leurs exigences et en leur garantissant un territoire.

La communauté internationale, les acteurs régionaux et les États du Moyen-Orient doivent placer la protection des minorités au premier rang de leur programme et par priorité. La protection des minorités et des groupes vulnérables est fondamentale pour l’existence et la coexistence futures.

Nous renouvelons notre appel à la communauté internationale, aux Nations Unies, à l’Union européenne, aux États-Unis, à la Russie, aux pays du Moyen-Orient et aux organisations de la société civile dans tous les pays, pour que soit soulignée la situation des minorités et du peuple chaldéen-syriaque-assyrien et qu’on prenne en compte leurs demandes.
La European Syriac Union condamne, avec la dernière fermeté, l’exécution de trois civils innocents de la région assyrienne de la Khabour.

L’assassinat de civils constitue un crime contre l’humanité et des crimes de guerre. La communauté internationale doit réagir sans délai à ces crimes.

Le peuple chaldéen-syriaque-assyrien à l’impérieux devoir et la responsabilité de soutenir ses frères dans l’antique terre mésopotamienne en élevant la voix et en soutenant les exigences des Chaldéens-Syriaques-Assyriens dans tous les forums et en toutes occasions.

Source : Syriac International News Agency, 8 octobre – CH pour la traduction.