La liberté religieuse, un enjeu discret des élections américaines

Il existe, en ce moment, aux États-Unis, des deux côtés de l’échiquier politique, et, plus encore, dans le monde universitaire et intellectuel, un débat passionnant, dont les médias français ne disent à peu près rien.

Il s’agit du débat sur la liberté religieuse.

On sait que, pour les États-Unis, la liberté religieuse avec toutes les ambiguïtés du concept constitue la première des libertés, protégée par le premier amendement à la constitution.

Mais, comme toujours, cette liberté entre en concurrence avec d’autres enjeux d’ordre public (si une religion réclame des sacrifices humains, l’État ne peut pas la laisser faire…) ou avec d’autres “droits”. En particulier, depuis la décision de la Cour suprême d’imposer le “mariage” gay à tous les États, la liberté religieuse de ceux qui, pour des raisons religieuses, refusent de coopérer, est mise en péril.

Plusieurs États conservateurs ont voté des lois garantissant que la liberté religieuse demeurait la première des libertés et donc que le prétendu “droit” au “mariage” gay ne pouvait primer sur le premier amendement. Mais la bataille fait rage sur ce point.

Pour nous, Français, qui subissons la même offensive contre notre liberté de croire au vrai Dieu, ces débats sont importants et passionnants : si les conservateurs américains tiennent bon, nous avons des chances d’empêcher la persécution ouverte en Europe. Sinon…

Guillaume de Thieulloy
gdethieulloy@christianophobie.fr