La tragédie des Coptes égyptiens en Libye

Relatives of 27 Egyptian Coptic Christian workers who were kidnapped in the Libyan city of Sirte, take part in a protest to call for their release, in Cairo, February 13, 2015. Egyptian Copts have been targeted in Libya before during the chaos that broke out when militias that fought together to oust dictator Muammar Gaddafi then trained their arms on one another. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany (EGYPT - Tags: POLITICS CIVIL UNREST) - RTR4PGDR

Beaucoup de chrétiens égyptiens émigrent en Libye pour trouver de quoi vivre. Ils y trouvent souvent la mort et toujours de mauvais traitements. Curieusement, on parle peu dans la grande resse de ces migrants-là… Sauf The Times de Londres qui vient de leur consacrer un article poignant et dont voici quelques passages traduits.


Le signe de la croix tatoué sur leurs doigts* désigne les travailleurs égyptiens à un traitement particulièrement brutal de la part de leurs ravisseurs en Libye.
Certains ont été battus à tel point qu’ils souffrent de commotions cérébrales. Shenouda, 30 ans, raconte qu’il faisait partie d’un groupe de chrétiens coptes qui fut brutalisé lors des deux mois qu’ils ont passé dans une prison de l’aéroport principal de Tripoli. Il a raconté qu’il a été fouetté deux fois par jour, après que ses gardiens musulmans eurent remarqué son ta¬touage. Shenouda fait partie d’une vague de la minorité chrétienne appauvrie qui est allée dans la Libye voisine pour trouver du travail malgré les risques de violence.
« De plus en plus les gens vont en Libye parce que chez nous c’est la crise économique. On ne trouve pas de travail, on ne gagne pas d’argent en Égypte », déclare Shenouda désormais rentré à son village près de Samalout […]

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The Times, 2 septembre – CH pour la traduction.
* En général le tatouage d’une croix ne se fait pas sur les doigts, mais sur la partie interne du poignet (note du traducteur).