Le Christ souffre encore dans ses membres persécutés

La dénonciation inlassable des persécutions antichrétien­nes partout dans le monde est souvent glaçante.

Le plus impressionnant, c’est le caractère multiforme et omniprésent de cette haine. Au point que nous serions bien en peine de dire où la persécution est la plus violente.

Spontanément, parce que nous sommes Français et que la France a un lien particulier avec les chrétiens d’Orient, nous parlerions, bien sûr, de l’Irak et de la Syrie.

Mais, aussitôt, il faudrait ajouter que la situation n’est pas meilleure au Nigéria, au Pakistan, en Inde… Il faudrait évoquer les persécutions des pays communistes. Mais aussi des pays isla­mistes ou hindouistes.

En un mot, la haine antichrétien­ne est présente partout et sous bien des formes.

Cela ne doit pas nous étonner : le Christ, que nous suivons cette semaine dans sa Passion et jusqu’à sa Résurrection, nous a avertis : “S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi.”

Les chrétiens persécutés nous rappellent que la Croix est une réalité toujours vivante. Et le Christ, abandonné par ses Apôtres, nous enseigne que l’une des pires souffrances de sa Passion fut la trahison, le reniement et l’abandon de ses Apôtres.

Alors, restons fermes, auprès de la Croix, auprès du Christ qui souffre encore dans ses membres persécutés, et ne les abandonnons pas dans un silence complice.

Guillaume de Thieulloy

gdethieulloy­­@christianophobie.fr