Le dialogue islamo-chrétien n’a abouti à rien. Passons au dialogue islamo-musulman !

Quel regard portez-vous sur l’attitude de l’Occident vis-à-vis de l’islam, et de l’islamisme radical en particulier ?
Il y a une conspiration du « politiquement correct » actuellement en Occident. On camoufle la vérité, principalement par des médias qui filtrent les informations. L’État et les politiciens disent ce qu’ils veulent vous dire. Vous ne savez, de ce qui se passe là-bas, que ce qu’on veut bien vous dire. On trouve que j’exagère, mais je l’affirme haut et fort : l’Europe risque de devenir une civilisation islamique. Les enjeux sont énormes et les Européens sont un peu dépassés. Derrière le discours sympathique et ouvert, il y a toute une stratégie qui se dévoile : la Taqqya, le droit à la dissimulation pour servir les intérêts de l’islam. L’Occident s’est laissé piégé par ces beaux discours.

Historiquement, comment l’islam s’est transformé partiellement en une religion violente ?
En quelques années, l’islam s’est répandu dans le monde et s’est emparé de grands empires. Quelques cavaliers musulmans, avec leur technique de harcèlement, ont assis leur domination sur le monde en très peu de temps. La période mecquoise de Mahomet a été relativement tolérante, religieuse, mystique, pendant 13 ans, contrairement à la période médinoise, où Mahomet est devenu un chef d’État, belliqueux et violent. Les versets de la période médinoise représentent à peu près les trois quarts du Coran. Les versets mecquois et médinois cohabitent dans le Coran. Mais, au Xe siècle, il y a eu la théorie de l’abrogeant/abrogé. Selon cette théorie, les versets médinois abrogent les versets mecquois. C’est un élément capital dans la compréhension de cette partie violente de l’islam. Cela permet de comprendre ce qui motive les islamistes radicaux à exterminer tous ceux qui ne sont pas musulmans.

L’islam peut-il se réformer ?
Face au fixisme ou fondamentalisme, notamment de la grande université du Caire, Al Azar, le courant réformiste a échoué à s’imposer en Égypte. Le dialogue islamo-chrétien, ouvert par le concile Vatican II, est un échec dans les faits. C’est une très bonne démarche, mais il y avait un piège, que l’Église n’a pas encore réalisé : on est tombé dans la Taqqya. Les réunions autour de petits fours et les tapes dans le dos n’aboutissent à rien. Depuis 50 ans, le dialogue islamo-chrétien n’a abouti à rien. On se refuse de réfléchir à cela. Ce que je préconise, c’est un dialogue islamo-musulman. Une nuée de musulmans sont contre l’islam radical et violent. C’est à eux de prendre les choses en main !