Le Vietnam communiste veut supprimer toute liberté religieuse

De nombreuses organisations chrétiennes s’inquiètent de la quatrième mouture d’un projet de loi sur la liberté religieuse, discuté le 14 août par le Comité permanent de l’Assemblée nationale du Vietnam. Qu’y a-t-il de dangereux dans ce projet de loi ?
Cette 4ème mouture est, comme les précédentes, inacceptable. D’abord, parce que les délais de convocation ne permettent pas de discuter avec les différents partenaires dans l’Église et en dehors. Et, ensuite, parce que le comité permanent de l’Assemblée nationale est constitué de personnes (évidemment) encartées et athées. Sont-elles les plus compétentes pour régler des problèmes purement religieux ?

Comment ont réagi les autorités religieuses dans le pays ?
Les évêques et les paroisses ont réagi vivement. Dans un premier temps en appelant au dialogue avec les autorités qui ont répondu par un quasi ultimatum, en donnant un délai de réponse impossible à tenir. D’où une seconde réaction plus “cassante”, refusant catégoriquement ce projet de loi.

Pourquoi cette crispation des autorités vietnamiennes autour de la liberté religieuse ?
Bien que le Vietnam soit en conflit avec la Chine pour des problèmes territoriaux, il s’inspire de cette dernière pour créer une Église « pilotée » par l’État dans tous ses aspects (théologique, moral, sociétal, séminaires, ordinations…). L’Église a donc besoin dans un contexte politique communiste très fermé de réaffirmer son indépendance pastorale, afin d’accueillir librement les nombreuses vocations de clercs et de laïcs. Cette loi est, en fait, une mainmise sur l’institution permettant un contrôle étroit des personnes et des activités sociales et pastorales.