Les deux tiers du Sénat des États-Unis font pression pour le pasteur Brunson

Trump, le Sénat des États-Unis et le département d’État se sont mobilisés pour le pasteur Andrew Brunson. Ils ont exprimé publiquement leur exigence qu’il soit libéré par les autorités turques. Une démarche unitaire politico-diplomatique peu fréquente aux États-Unis.

Soixante-six sénateurs [les deux tiers du Sénat] des États-Unis ont signé une lettre, diffusée le 20 avril, dans laquelle ils appellent le gouvernement turc à relâcher le pasteur américain actuellement jugé en Turquie sous l’inculpation d’être lié au réseau de Gülen.
Andrew Brunson, un pasteur américain qui vivait en Turquie depuis plus de deux décennies, a été inculpé de sou­tien au réseau de Gülen qui est soupçonné avoir orchestré, en juillet 2016, un coup d’État raté. Brunson risque une peine de 35 ans de prison.
La lettre, qui est une initiative du sénateur républicain Tom Tillis élu de Caroline du Nord, État d’origine de Brunson et de la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen, précise que le Sénat entend soutenir les efforts visant au renforcement de la coopération entre les États-Unis et la Turquie en matière d’application de la loi.
« Toutefois, nous sommes profondément troublés que le gouvernement turc ait outrepassé l’action légitime contre les auteurs de la tentative de coup d’État, au point de saper son propre État de droit et ses traditions démocratiques », est-il écrit dans la lettre.
Shaheen et le sénateur républicain James Lankford, qui sont tous deux membres de la commission des finances du Sénat, ont, dans une déclaration séparée, précisé qu’ils pousseraient pour que des sanctions soient prises contre des officiels turcs dans la prochaine loi de finance en rétorsion à l’arrestation de Brunson.

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Assyrian Internationl News Agency, 21 avril – CH pour la traduction.