L’UNI aux côtés des chrétiens d’Orient

Olivier Vial est délégué général de l’UNI (Union nationale interuniversitaire), syndicat étudiant. Il a participé à l’organisation de la manifestation du 7septembre contre le double jeu de la Turquie avec les islamistes. Il a bien voulu répondre à nos questions:

L’UNI était massivement présente le 7septembre dernier devant l’ambassade de la Turquie, pour dénoncer le double jeu de cette dernière avec les islamistes. Est-ce votre rôle de syndicat étudiant de vous engager dans ces questions internationales?

On ne peut malheureusement pas ignorer ce que vous appelez les « questions internationa­les » car, derrière cette expression, se cachent des menaces bien réelles : le terrorisme islamique et les flux de migrants poussés sur les routes par Daesh. Aujourd’hui, c’est l’intégrité et l’identité de notre pays, ainsi que la sécurité des Français qui sont en danger.

Et puis, il y a le sort des chrétiens d’Orient et des minorités ethni­ques et religieuses qui, chaque jour, sont les victimes d’une barbarie d’un autre temps.

Devons-nous accepter avec fatalisme les décapitations de chrétiens, les viols systématiques, y compris sur des fillettes… Toutes ces atrocités sont commises et diffusées en direct sur internet. Personne ne peut prétendre qu’il ne sait pas ! Et surtout pas nos gouvernants…

C’est pour obliger nos dirigeants politiques à s’attaquer aux raci­nes du problème, c’est-à-dire à l’État islamique et à ses alliés que l’UNI s’est engagée sur ces questions.

Vous avez annoncé que l’UNI allait mettre en place des actions destinées aux chrétiens d’Orient dans les universités. Savez-vous déjà quelles formes vont prendre ses actions?

Dans un premier temps, nous allons lancer des collectifs réunissant étu­diants et enseignants dans chaque université (vous trouverez toutes les informations nécessaires à ce sujet sur le site www.UniPourLesChretiensdOrient.fr).

Ces collectifs organiseront des réunions d’information sur la situation des chrétiens d’Orient et, surtout, ils se chargeront de faire pression sur les élus de leur région pour que ces der­niers s’engagent politiquement et concrètement pour mettre fin, le plus rapidement possible, au calvaire subi par les chrétiens d’Orient.