Pour les chrétiens d’Orient, la belle mobilisation du 15 août

Nos confrères du Salon Beige l’ont signalé le 23 août, jour où s’achevait la neuvaine française pour les chrétiens d’Orient : Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, s’est rendu en Syrie.
C’est le premier prélat français à le faire depuis de début de la guerre dans ce pays.

La photo illustrant ce signalement montre l’évêque français concélébrant, ce même jour, la Sainte Liturgie avec Mgr Abdo Arbach, archevêque des Grecs melkites catholiques de Homs, Hama et Yabroud, en la cathédrale des saints Constantin et Hélène de Yabroud.

L’initiative est forte et le symbole ne l’est pas moins.

C’est de ce même diocèse de Fréjus-Toulon que l’impulsion a été donnée, dans la deuxième quinzaine de juillet dernier, de lancer l’initiative de faire sonner les cloches des églises de France, à midi, le jour de la solennité de l’Assomption, pour manifester le soutien des chrétiens à tous leurs frères d’Orient.

Cette initiative, imaginée par deux laïques catholiques – je ne cite pas leurs noms, mais Dieu les connaît… –, reçut immédiatement le soutien de Mgr Rey qui lança officiellement le mouvement – lequel s’étendit, progressivement, à (presque) toute la France : 76 diocèses sur 101 y ont participé – et à l’étranger…

Pratiquement, les trois-quarts des diocèses français !

On évitera de parler de succès, car il ne s’agissait pas de la sortie d’un nouveau film ou d’une émission de “télé-réalité”, on ne tranchera pas non plus de savoir si la reprise dans les diocèses, fut le fait des ordinaires ou la conséquence de l’amicale pression de fidèles auprès d’eux –l’histoire en serait à écrire…

Mais on se réjouira, pour nos frères aînés dans la foi chrétienne et abominablement persécutés, qu’une telle initiative ait pu se développer en quatre petites semaines et en France.

La « fille aînée de l’Église » peut parfois sortir de sa torpeur.

Il n’en demeure pas moins que trois diocèses sur quatre, ce n’est pas exactement un “carton plein”. Un diocèse sur quatre s’est donc mis aux “abonnés absents”. C’est une minorité. Mais ce n’est pas rien. Et cela interroge… Et de ces diocèses “rétifs”, l’histoire devra aussi être écrite quelque jour.

Daniel Hamiche