Propagande médiatique contre l’Église catholique

Le 27 janvier, sort Spotlight, film qui met en scène l’enquête du Boston Globe (couronnée par le prix Pulitzer en 2013) qui avait mis à jour un scandale de pédophilie au sein de l’Église catholique de Boston. Selon ces enquêteurs, plus de 90 prêtres étaient impliqués.

Les journalistes sont évidemment présentés comme des “héros” qui brisent le “tabou” et le “silence” de l’Église (amalgamant l’Église locale et l’Église universelle). On dirait presque, à lire les commentaires et les descriptions du film, qu’ils ont bravé l’ensemble de la société pour enquêter sur l’Église, alors que cette même société est tout à fait complaisante pour laisser planer le soupçon sur l’ensemble des prêtres.

Je ne m’interroge pas sur les faits, réels ou supposés. Je m’intéresse à la manière dont ces faits sont présentés, et, surtout, aux amalgames anti-catholiques qui sont faits autour de ce film.
Un acteur, interrogé sur France Inter, le 26 janvier, n’hésite pas à expliquer : « J’ai été enfant de chœur dans ma jeunesse. J’imagine bien que j’ai eu de la chance [sic] de ne pas avoir fait l’objet d’attouchements de la part de prêtres que mes parents me recommandaient de respecter. »

On sait que l’insistance de la “grande presse” sur les rares affaires de pédophilie dans l’Église (qui transforment souvent la simple présomption en véritable scandale) a un caractère stratégique et idéologique : il s’agit de faire peser méthodiquement un soupçon sur l’ensemble des acteurs de l’Église et de moquer ce « scandale pour le monde » qu’est le célibat des prêtres.
Sans insister sur le flagrant “deux poids, deux mesures” (il y a proportionnellement plus d’actes pédophiles dans l’Éducation nationale que dans l’Église), il faut dénoncer ces amalgames. Le journaliste du Boston Globe, à l’origine de cette histoire, l’avoue : « Cela a détruit la confiance que j’avais dans l’institution. » C’est le but de cette propagande…

Vivien Hoch
vhoch@christianophobie.fr