Relations Église-État et constitution US

Antonin Scalia, juge à la Cour suprême, a déclaré que la Constitution n’a jamais entendu être neutre au regard de la religion. […] Il a reconnu qu’on « ne pouvait favoriser une religion au détriment d’une autre », mais que cela ne voulait pas dire qu’une religion ne peut pas être préférée à la non-religion.

Les déclarations de Scalia ont déclenché une tempête. Par exemple, le professeur Jeff Schweitzer l’accuse d’une « ignorance crasse malvenue chez un juge de la Cour suprême ». Ce biologiste de la vie marine ferait mieux de s’en tenir à l’étude des poissons.

Les critiques de Scalia disent qu’il ignore le sens de la clause d’établissement qui, supposément, interdit au gouvernement d’aider des institutions religieuses. En fait, elle fut rédigée pour soutenir la clause primordiale : la clause du libre exercice. Patrick M. Garry, professeur de droit à l’Université du Dakota du Sud et auteur de Wrestling with Go remarque : « La préoccupation première et principale de ceux qui ont rédigé le Premier amendement, n’était pas de créer une séparation entre l’Église et l’État, mais de garantir la liberté de religion. Et l’absence d’une Église établie n’était qu’un moyen d’atteindre la liberté de religion. »

Gary réduit en miettes l’idée que le Premier amendement est neutre en matière religieuse. « […] La clause d’établissement vise uniquement à empêcher le gouvernement de choisir certains groupes religieux pour leur accorder un traitement de faveur, et non pas à ne montrer aucun favoritisme pour la religion en général ».

Les [Pères] fondateurs ont ouvertement financé la construction d’églises, payé les salaires de ministres et autorisé des Églises d’État. Cela n’est plus le cas, mais Scalia a raison de dire qu’il n’y a rien dans la Constitution qui exige que le gouvernement soit neutre en matière religieuse.

Source : Catholic League, 4 décembre – CH pour la traduction.