Soudan : le verdict pour trois chrétiens repoussé d’une semaine

Ce que les trois détenus dénoncent et ce pour quoi ils risquent la peine de mort, est tout à fait vrai, à tel point que le président islamiste soudanais Omar el-Béchir ne peut plus sortir de son pays étant sous le coup de mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale pour crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide dans le cadre de la guerre civile au Darfour… Le Soudan est classé, par Portes Ouvertes, au 5ème rang des pays où la persécution des chrétiens est la plus sévère !

Le verdict du procès de trois hommes détenus à Khartoum depuis plus d’un an, et qui devait être rendu aujourd’hui [23 janvier], a été reporté au 29 janvier.

Hassan Taour, dirigeant de la Church of Christ du Soudan, Abdulmonem Abdumawla, diplômé du Darfour, et le coopérant tchèque Petr Jašek avaient été emprisonnés en décembre 2015 avec un autre pasteur de la Church of Christ, Kuwa Shamal, qui fut libéré au début de ce mois de janvier [cf. notre n° 102].

Jašek est accusé de mener une guerre contre l’État, de violation de restrictions concernant des zones militaires, de diffusion de rumeurs visant à diffamer l’État, d’espionnage et d’incitation à des conflits entre communautés, alors que Taour et Abdumawla ne sont accusés que de ces deux derniers chefs d’inculpation.

Le tribunal les a expressément inculpés de « fabrication de vidéos ou d’incidents sur un prétendu génocide, sur le meurtre de civils et d’incendies de villages, et en outre de prétendre que les chrétiens étaient persécutés au Soudan ».

World Watch Monitor, 23 janvier – © CH pour la traduction