Témoignage d’un prêtre torturé en Irak

Un témoignage qui fait froid dans le dos, mais qui est le lot commun des prêtres au Moyen-Orient…

Un prêtre catholique qui fut enlevé et torturé par des terroristes en Irak, fera une conférence à Phoenix (Arizona) le 3 mai, afin d’attirer l’attention sur la situation critique de l’Église de sa patrie.

Le Père Douglas Bazi vit à Erbil en Irak, où il s’occupe des dizaines de milliers de familles chassées de leurs maisons par l’État Islamique en Irak et au Levant […]

Une publicité des Chevaliers de Colomb, qui passe régulièrement sur les chaînes de télévision […], montre le Père Bazi qui a récemment témoigné devant le Congrès […] sur le génocide des chrétiens.

Le Père Bazi s’est entretenu au téléphone avec The Catholic Sun sur les conditions difficiles dans le camp de réfugiés [dont il s’occupe] et de l’épreuve qu’il a subie en 2006. Il a un message destiné aux Américains […].

« Premièrement, je vous demande de prier pour nous. Si nous avons la foi au cœur, nous pouvons affronter toutes les situations. Deuxièmement, aidez-nous : la foi sans l’agir n’est pas vraiment la foi. Troisièmement : sauvez-nous. »

L’Église catholique chaldéenne est connue comme “L’Église des Martyrs” en raison de la longue persécution et des tortures qu’elle a subies pour sa foi. Il y avait quelque 1,5 million de chrétiens en Irak avant l’invasion américaine : le nombre s’est effiloché à environ 250 000.

Enlevé en 2006, le Père Bazi raconte que des ravisseurs lui ont cassé le nez. « Ils m’ont enchaîné pendant huit jours et bandé les yeux. J’ai passé les quatre premiers jours sans une goutte d’eau. » Pendant la journée, ses ravisseurs parlaient avec lui de leurs problèmes, mais, à la nuit venue, ils diffusaient à pleine puissance un enregistrement du coran pour masquer ses hurlements quand ils le battaient. Ses dents et deux os de sa colonne vertébrale furent brisés à coups de marteau.

« Je vous en prie, ne me considérez pas comme un héros. […]Comme prêtres en Irak et au Moyen-Orient, nous vivons une mission en aller simple… Nous ne savons jamais quand nous sortons d’une église si nous y reviendrons vivants ».

Source : AINA – CH pour la traduction.