The Times, Lidl, Nestlé et les autres…

Santorini blue dome churches

Le grand quotidien londonien, The Times, vient de consacrer un article à la polémique, désormais mondiale, suscitée par la suppression de croix sur des produits “grecs” de la grande distribution, produits dont les emballages reproduisent des églises célèbres de l’île de Santorin et tout particulièrement celle de l’Anastasis utilisée jusqu’à plus soif dans la publicité. L’affaire a connu un rebondissement fin août dernier avec la publication dans un grand média belge d’un article dénonçant la suppression des croix dans les produits “grecs” de Lidl. Mais la vérité veut, qu’en toute modestie, on rappelle ici que c’est l’Observatoire de la christianopobie qui a, le premier, dénoncé ces suppression de croix sur les produits Lynos (le 6 mars) puis sur les produits Nestlé, Danone, Carrefour et Walmart (le 8 mars)…

L’Église orthodoxe grecque a exhorté ses fidèles à boycotter Lidl et Nestlé pour avoir effacé des symboles chrétiens des emballages de leurs produits.
La chaîne allemande de supermarchés à prix réduits a enlevé les images de crucifix des emballages de ses produits grecs en arguant qu’elle voulait rester « religieusement neutre ».

La société s’est excusée auprès de ses clients qui se sont plaints en disant qu’ils étaient profondément offensés par cette suppression, mais elle a refusé de remettre les symboles religieux sur sa gamme de produits où l’on trouve des yogourts, des fromages, de l’huile d’olive et de la moussaka.

Les emballages montrent les célèbres dômes bleus d’églises de l’île de Santorin, tous ces dômes portant des croix.

Nestlé et Mevgal, un gros producteur local de produits laitiers, ont aussi supprimé toute image religieuse de leurs yogourts grecs.

Un porte-parole de l’Église orthodoxe grecque à Athènes a déclaré au Times que cette affaire sera abordée lors d’une réunion spéciale du Saint-Synode, le mois prochain.
Dans leurs sermons et sur Internet, les religieux et les fidèles d’un grand nombre d’îles de la mer Égée, proches de Santorin, exhortent les clients grecs à boycotter Lidl, Nestlé et Mevgal.

Dimokratia, le quotidien de droite, a étrillé Lidl pour son « interprétation du marketing à faire se dresser les cheveux sur la tête » dans un éditorial titré : « Le temps du boycott est venu ».

Les représentants de Nestlé et de Mevgal en Grèce se sont refusés à tout commentaire.
Plus tôt de mois-ci [septembre] un prélat de premier plan a stigmatisé cette campagne de « démoniaque » et il a encouragé les Grecs à contre-attaquer. Beaucoup de Grecs sont animés de sentiments anti allemands après les brutales coupes budgétaires imposées par Berlin.

« Imaginez qu’une chose semblable se soit passé en Russie, avec des emballages de produits couverts d’images des dômes dorés de Moscou mais sans leurs croix », a déclaré l’évêque de Larissa [et Tyrnavos]. « Elles [ces entreprises] auraient payé à tout un chacun des millions pour ce dommage. Mais ici, elles ne nous ont pas seulement volé notre voix : elles savent que le coût du dommage causé sera petit car notre pays est petit ».

The Times (Londres), 22 septembre – © CH pour la traduction.