Tuerie d’Orlando : un nouveau “deux poids, deux mesures” aux États-Unis

NEW YORK, NY - JUNE 12: Mourners gather outside of the iconic New York City gay and lesbian bar the Stonewall Inn to light candles,lay flowers and grieve for those killed in Orlando last evening on June 12, 2016 in New York City. An American-born man who'd recently pledged allegiance to ISIS killed 50 people early Sunday at a gay nightclub in Orlando, Florida. The massacre was the deadliest mass shooting in the United States. Spencer Platt/Getty Images/AFP

La “grande” presse raffole des fausses symétries et du “deux poids, deux mesures”. À propos du massacre d’Orlando commis par un islamiste, Bill Donohue, président de la Catholic League de New York, en signale un nouvel exemple : un vrai cas d’école…

Il a fallu trois articles dans le New York Times sur le tueur musulman Omar Mateen, avant que le quotidien précise qu’il était musulman.

Quand Robert Dear tua trois personnes dans une clinique de Planned Parenthood [le 27 novembre 2015], le premier mot qu’on a pu lire dans le titre du New York Times était « Religion » et les lecteurs ont pu très vite apprendre que Dear était chrétien…

Thomas Sowell [écrivain et chroniqueur afro-américain] a très justement remarqué « qu’à peine le sang avait été versé dans la clinique de Planned Parenthood au Colorado, que les accusations de “terrorisme chrétien” ont commencé à se diffuser sur Internet », bien qu’il n’y eût aucun lien entre la religion de Dear et ses crimes. De fait, et comme le concluait un article de CBS/Associated Press, « Ceux qui ont connu Dear ont déclaré qu’il avait peu de penchant pour la religion ou la politique ».

Il y a une énorme différence entre Dear et Mateen. Les trois épouses de Dear ont dit qu’il n’avait jamais été un chrétien pratiquant. De plus, on n’a aucune preuve qu’il ait jamais appartenu à une congrégation chrétienne, ou qu’il ait jamais été actif dans une communauté chrétienne.

Mateen se vantait de ses liens avec des organisations terroristes, dont Al-Qaïda, et il avait confié à ses amis ses liens avec les poseurs de bombes de Boston [les Tchétchènes Dzhokhar et Tamerlan Tsarnaev, auteurs de l’attentat lors du marathon de Boston le 15 avril 2013].

On savait qu’il fréquentait une mosquée où l’on trouvait aussi des opérationnels d’Al-Qaïda, et il fut à deux reprises sous le coup d’une enquête du FBI.

Contrairement à Dear, Mateen était pratiquant. Il apportait un tapis et un bonnet de prière à son travail et s’agenouillait pour prier pendant les pauses.

Il n’allait pas que de temps en temps à sa mosquée locale, mais il s’y rendait plusieurs fois par semaine. Tout cela nous permet de comprendre aisément pourquoi il a appelé le 911 [numéro d’appel d’urgence de la police aux États-Unis] juste avant de se déchaîner, afin d’exprimer sa solidarité avec l’État islamique.

L’ACLU [Americain Civil Liberties Union] a réagi à la tuerie de Mateen en exprimant sa « solidarité à la communauté musulmane ». Quand j’ai tapé « ACLU exprime sa solidarité à la communauté catholique » dans le moteur de recherche de Yahoo, un article s’est affiché : « Les avocats de l’ACLU disent que les chrétiens sont responsables de la fusillade d’Orlando ».

Impossible de trouver un meilleur exemple de parti pris que celui-là.

Source : Catholic League – CH pour la traduction.