Turquie : la demande de remise en liberté du pasteur Brunson rejetée

Qui veut noyer son chien… Le régime du sultan Erdogan a profité du coup d’État manqué pour procéder à un grand ménage. Les chrétiens font partie du nettoyage et plusieurs pasteurs protestants ont été déjà expulsés du pays. Un pasteur et citoyen des États-Unis, vient d’être inculpé de connivence avec une organisation terroriste (cf. Christianophobie hebdo n° 98). Middle East Concern nous apporte quelques précisions sur ce “feuilleton” ubuesque…

Le 9 décembre dernier, Andrew Brunson, pasteur de la Resurrection Church de Smyrne [Izmir], a comparu devant un tribunal de cette ville aux fins d’interrogatoire. Le tribunal ordonna que Andrew Brunson soit placé en détention au motif qu’il était lié à une organisation terroriste. Cette accusation était fondée sur le témoignage d’un « informateur secret ».

Andrew, citoyen des États-Unis, avait été arrêté, ainsi que son épouse Norine, le 7 octobre précédent. On leur avait alors signifié qu’ils seraient expulsés car ils constituaient « un danger pour la sécurité nationale ». Norine fut relâchée plus tard, mais Andrew fut maintenu détenu dans un centre de rétention pour immigrés, puis transféré dans une prison d’Aliaga à l’issue de l’audience [du 9 décembre].

Le 29 décembre 2016, un appel déposé par son avocat en vue de sa remise en liberté, a été rejeté, mais un autre appel peut être fait une juridiction supérieure.

Récemment, Andrew a pu bénéficier d’une autorisation de visite familiale et il a déclaré qu’on lui avait permis de disposer d’un Nouveau Testament. Précédemment, lors de son séjour au centre de rétention on lui avait refusé d’avoir une Bible et tout autre livre en anglais. Alors que les prisonniers turcs ont droit à des visites familiales une fois par semaine, la famille d’Andrew doit faire une demande auprès du ministre de la Justice pour chaque visite.

Communiqué MEC, 2 janvier – © CH pour la traduction.