Turquie : les autorités politiques embarrassées de l’affaire Brunson

Le Pasteur Andrew Brunson, fondateur à Smyrne de la Izmir Resurrection Church, a été arrêté le 7 octobre 2016 pour un motif de la plus haute fantaisie (voyez nos livraisons 98 et 101). Depuis près de 6 mois, les autorités politiques turques sont restées muettes sur cette affaire, mais la pression internationale, notamment celle provenant des États-Unis, vient de les forcer à en parler…

Dans une information de dernière minute, nous apprenons que la Turquie est sortie de son silence sur le Pasteur Andrew. Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, vient tout juste de déclarer publiquement : « Ce que nous pouvons faire à ce stade, c’est accélérer la procédure judiciaire », concernant le pasteur américain Andrew Brunson. Le Pasteur Andrew, citoyen des États-Unis, a été à tort arrêté et jeté en prison en raison de sa foi chrétienne, après avoir servi paisiblement le peuple turc pendant 23 ans. La Turquie l’a faussement accusé d’être « membre d’une organisation terroriste armée ». Elle n’a toutefois pas été capable de présenter une seule preuve à charge contre lui. Le fait que le Premier ministre turc ait désormais reconnu publiquement et ouvertement ce procès, manifeste une accélération d’importance. La pression internationale commence à avoir des effets. C’est désormais le moment d’accroître sensiblement cette pression. Le Pasteur André n’a pas à être jugé. Il n’a rien commis de mal. Il doit être immédiatement relâché et pouvoir retourner chez lui dans sa famille en Amérique. Nous défendons énergiquement son droit à la liberté et nous travaillons en ce sens avec des membres du Congrès [des États-Unis]. Voici quelques instants à peine, nous sommes intervenus verbalement aux Nations Unies pour exiger sa libération. Agissez avec nous.

American Center for Law and Justice, 10 mars – © traduction CH.